Document 0 DOSSIER POUR LA PRESSE: "CANONISATION DE MARCELLIN CHAMPAGNAT" Bureau des Publications - Institut des Frères Maristes - Rome, 1999. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------- BUT * Fournir à la presse et aux mass-media des éléments d'information, comme matériel de travail, pour leur faciliter la tâche, dans la diffusion de la nouvelle de la canonisation de Marcellin Champagnat, Fondateur de l'Institut des Frères Maristes. CONSIDÉRATIONS * La confection de ce dossier se fait dans les quatre langues officielles de l'Institut: français, espagnol, anglais et portugais. * Ce premier envoi vise à fournir des données dont on pourra tirer parti et qu'on pourra utiliser selon l'impact que produira l'annonce de la date de la cononisation qui sera faite par le Consistoire, à Rome, le 9 janvier 1999. * Nous vous prions de bien vouloir envoyer au Frère Lluís Serra, Bureau des Publications, e-mail : publica@fms.it, tout le matériel qui sera publié à l'occasion de cet événement. * Il est souhaitable de diffuser dans la presse du pays aussi bien qu'au niveau de la ville où vous vous trouvez, des documents et des écrits sur la personnalité, le charisme et la mission de Marcellin Champagnat, ainsi que son prolongement et le retentissement qu'il a eu par le truchement de l'Institut des Frères Maristes. La canonisation est porteuse du sens de l'appartenance à l'Église universelle et ce faisant nous pouvons y contribuer grandement. Maintenant, plus que jamais, la canonisation est le patrimoine de tous. * Cet envoi sera suivi d'autres dans de brefs délais. CONTENU DU PREMIER ENVOI: Document 1 : Réunion du Consistoire. Document 2 : Notice biographique des trois Bienheureux. Document 3 : Quatre questions posées au Frère Benito, Sup. Gén., sur la canonisation. Document 4 : Marcellin Champagnat. Document 5 : Le miracle de la canonisation. Document 6 : Généralités sur l'Institut des Frères Maristes. Document 7 : Données statistiques. Document 8 : Présence mariste dans la monde. Document 9 : Choix de textes tirés des lettres écrites par Marcellin Champagnat. Document 10 : Étapes de la Cause de canonisation de Marcellin Champagnat. Document 11 : Chronologie de la vie de Marcellin Champagnat. Document 12 : Logotype et devise de la canonisation de M. Champagnat. Document 1 RÉUNION DU CONSISTOIRE de l'Osservatore Romano, le 2 janvier 1999. ______________________________________________________________________ Office des Célébrations Liturgiques du Souverain Pontife, CONSISTOIRE POUR LE VOTE SUR QUELQUES CAUSES DE CANONISATION Le 9 janvier 1999, samedi, à 11h.30, dans la salle du Consistoire du Palais Apostolique du Vatican, au cours de la célébration de l'Heure de Sexte, se tiendra le Consistoire Ordinaire Public pour la canonisation des Bienheureux suivants: - MARCELLIN JOSEPH BENOÎT CHAMPAGNAT, prêtre de la Société de Marie, Fondateur de l'Institut des Petits Frères de Marie (Frères Maristes des Écoles); - GIOVANNI CALABRIA, prêtre, fondateur de la Congrégation des Pauvres Serviteurs de la Providence et de la Congrégation des Pauvres Servantes de la Providence; - AGOSTINA LIVIA PIETRANTONI, vierge, de l'Institut des Soeurs de la Charité. Leurs Éminences, les Cardinaux et les Patriarches, les Archevêques et les Évêques, et tous ceux qui y ont été invités, sont priés de se réunir à 11 heures dans la Salle du Consistoire du Palais Apostolique, portant l'habit qui leur est propre. Donné dans la cité du Vatican, le 28 décembre 1998. Par ordre du Saint-Père + PIERO MARINI Évêque titulaire de Martirano Maître des Cérémonies Liturgiques Pontificales Note sur les Consistoires D'après le Code de Droit Canonique, can. 353: 1. Les cardinaux, par leur activité collégiale, aident le Souverain Pasteur de l'Église, dans les Consistoires où ils se réunissent à la demande du Pontife Romain et présidés par lui. Les Consistoires peuvent être ordinaires ou extraordinaires. 2. Au Consistoire ordinaire, sont convoqués tous les Cardinaux, du moins tous ceux qui se trouvent à Rome, pour prendre leur avis sur quelque sujet important, ce qui le fait dans la plupart des cas, ou pour participer à certains actes de la plus grande solennité. 3. Au Consistoire extraordinaire, qui se tient lorsque des besoins spécifiques de l'Église le requièrent, sont convoqués l'ensemble des Cardinaux. 4. Le Consistoire ordinaire seul, au cours duquel on célèbre certaines solennités, peut être public; en plus des Cardinaux, y sont admis des Prélats et des légats de la société civile et d'autres qui y ont été invités. Document 2 NOTICE BIOGRAPHIQUE DES TROIS BIENHEUREUX. D'après "Compendium Vitae, Virtutum ac Miracolum". ______________________________________________________________________ MARCELLIN JOSEPH BENOÎT CHAMPAGNAT Prêtre de la Société de Marie et Fondateur des Petits Frères de Marie ou Frères Maristes des Écoles. Né le 20 mai 1789, à Marlhes, près de Saint-Étienne (Loire), en France. Benjamin d'une famille de dix enfants. De son père, Jean-Baptiste, imbu des idéaux de la Révolution Française, il apprit l'amour du travail et un esprit entreprenant. Sa mère, Marie, et sa tante religieuse expulsée de son couvent par la Révolution, lui inculquèrent la piété, la charité chrétienne et la dévotion mariale. Un jour, un prêtre lui dit: "Mon fils, il faut te faire prêtre, Dieu le veut". Pleinement convaincu de sa vocation, il entre au Petit Séminaire de Verrières, puis au Grand Séminaire de Lyon. Au sein d'un groupe de camarades de Séminaire, surgit l'idée de fonder une association qui porterait le nom de "Société de Marie". À cette association, il ajouta la branche des Frères pour l'éducation des enfants et des jeunes et fut chargé de mener à bien ce projet. Il fut ordonné prêtre le 22 juillet 1816 et nommé Vicaire de La Valla-en-Gier, paroisse de 2500 âmes. Le point de départ de sa décision de fonder la branche des Frères fut Montagne, un jeune homme de dix-sept ans qui se mourait ignorant tout des vérités de la foi et au chevet duquel il avait été appelé. Le 2 janvier 1817, il fonde l'Institut, avec comme premiers disciples deux jeunes paysans de quinze et de vingt-trois ans. En 1822, quand ses Frères dirigent déjà quatre écoles, le P. Champagnat eut à subir une violente campagne de critiques et de dénigrement sous l'instigation de ses frères dans le sacerdoce. Ce fut un moment très pénible. En 1824, il put se consacrer entièrement à l'oeuvre des Frères. L'année suivante, sans ressources pécunières mais plein de foi et de courage, il commence la construction de la maison de Notre-Dame de l'Hermitage. Peu après, il tomba gravement malade. Ayant recouvré la santé, il poursuivit sont projet. En 1836, il fit sa profession, en tant que prêtre de la Société de Marie qui avait été reconnue par le Saint-Siège. Sa devise: "Tout à Jésus par Marie, tout à Marie pour Jésus", lui faisait voir en Marie sa Ressource Ordinaire. Il meurt le 6 juin 1840, à l'âge de 51 ans. GIOVANNI CALABRIA. Prêtre, Fondateur de la congrégation des Pauvres Serviteurs et des Pauvres Servantes de la Divine Providence. Il naît le 8 octobre 1873, à Vérone, en Italie. Il était le benjamin d'une famille de sept enfants. Louis, son père, était cordonnier. Angela, sa mère, travaillait comme servante dans une maison aristocratique. C'était une femme à la foi solide. Il vécut dans la pauvreté. Avec la mort de son père, la situation de la famille empire. Il dut abandonner les études primaires pour se mettre au travail. Un professeur du Séminaire le prépara à entrer au séminaire, ce qu'il fit en 1892. Il fit son service militaire dans un hôpital de Vérone. La charité fut le trait caractéristique de sa vie. Il hébergea un enfant fugitif chez lui. Il fut ordonné prêtre le 11 août 1901, nommé vicaire de la paroisse de Saint-Étienne et confesseur au Séminaire. Le 26 novembre 1907, il commence sa fondation, toujours au service des pauvres, des personnes abandonnées et des malades. Trois ans plus tard, il lance la branche féminine de la congrégation. Son but: "Montrer au monde que la Divine Providence existe, que Dieu n'est pas un étranger, mais un Père qui pense à nous". Sa prédication se basait sur "la nécessité de vivre l'Évangile, intégralement, sans fioritures ni complaisances". Il écrivit : "C'est l'heure des laïcs". Ses dernières années furent des années d'épreuve et de souffrance, mais toujours s'abandonnant entre les mains du Père. Il mourut à Vérone le 4 décembre 1954, à l'âge de 81 ans. BIENHEUREUSE AGOSTINA LIVIA PIETRANTONI Vierge. Religieuse de l'Institut des Soeurs de la Charité. Elle naquit le 27 mars 1864, à Pozzaglia Sabina, à Rieti, en Italie. Elle était la seconde fille d'une famille de dix enfants. Sa famille, aux faibles ressources économiques, était fondée sur le respect des traditions, et le grand-père détenait toute l'autorité. Dans la maisonnée, régnaient la paix et l'harmonie et l'on vivait la foi dans les événements quotidiens. Très tôt, elle eut le sens des responsabilités, et l'on pouvait compter aveuglément sur elle. Il ne lui fut pas possible d'aller régulièrement à l'école, mais elle reçut des leçons de son grand-père à domicile. Elle était timide et, cependant, elle avait un grand ascendant sur les autres. Depuis son adolescence, elle souhaitait devenir religieuse. Le 23 mars 1886, elle part pour Rome. Elle fut reçue à la Maison généralice des Soeurs de la Charité, de sainte Jeanne Antide Thouret. L'année suivante, cette fois-ci religieuse, elle est envoyée, en tant qu'infirmière, à l'Hôpital Santo Spirito de Rome. Elle se dévoua d'abord auprès des enfants, ensuite auprès des tuberculeux. Elle répondait par la douceur aux attaques, aux insultes ou aux menaces des malades. Elle faisait le bien sans acception de personnes. Elle priait beaucoup. Elle fait sa profession religieuse le 23 septembre 1893. Elle devient malade de tuberculose. Elle demande à rester parmi les autres malades. À la suite de sa convalescence, elle reprend son travail d'infirmière. Un malade, appelé Romanelli, très indiscipliné, organise avec deux de ses compagnons, une fanfaronnade; le Directeur de l'Hôpital décide de l'expulser. Croyant que tout cela était le fait d'une délation de la part de Soeur Agostina, il décide de la tuer. Le 13 novembre 1894, il lui asséna plusieurs coups de couteau dans un couloir de l'hôpital et elle mourut à l'âge de trente ans. Document 3 QUATRE QUESTIONS SUR LA CANONISATION POSÉES AU FR. BENITO ARBUÉS, SUPÉRIEUR GÉNÉRAL. Extraits d'une circulaire aux Frères Maristes, 1998. Pourquoi l'Eglise canonise-t-elle ? Tout groupe humain ou religieux a besoin de " modèles de référence ", de leaders qui soient l'expression des idéaux et des objectifs. Et quand nous ne trouvons pas ces personnages dans la vie, nous sommes désorientés. Sans doute que dans l'expérience et dans l'esprit de chacune et de chacun d'entre vous est présent le souvenir de personnes qui ont eu un impact positif dans votre croissance humaine et spirituelle. Essayez de vous rappeler quelles personnes ont été des références pour l'orientation de telle ou telle étape de votre vie. Quels sont les saints ou les saintes qui vous ont marqués ? L'Eglise est un groupe humano-divin qui a aussi besoin de leaders pour exprimer ses idéaux évangéliques à chaque étape de son histoire. Elle a besoin de modèles de référence, d'hommes et de femmes qui, par leur vie, ont vécu d'une façon particulière et ont enseigné d'une manière évidente à être disciples de Jésus. Elle a toujours besoin d'eux mais, de manière spéciale, dans les époques de transition. Dans ces situations complexes de changements, elle a besoin de personnes d'intuition, porteuses d'un charisme, prophètes, de personnes qui proposent des rêves d'espérance et conduisent vers ces buts. On peut dire presque la même chose d'un institut religieux ou même de la société. Comment fait-on un saint ou une sainte ? De façon habituelle, l'Eglise a établi quelques processus pour authentifier la sainteté de certaines personnes afin de les présenter à la communauté de l'Eglise et au monde comme des " saints " c'est-à-dire ceux dont la vie a été fidèle à l'évangile, qui ont été des témoins extraordinaires de la force de l'Esprit-Saint dans le monde. Les procès qui se terminent par la canonisation demandent des travaux sérieux sur la vie, les témoignages et le rayonnement spirituel que la vie du Bienheureux continue à susciter chez les chrétiens. Parmi les signes nécessaires pour une canonisation, on demande un miracle attribué à l'intercession du Bienheureux. C'est habituellement la guérison inexplicable d'une maladie déclarée incurable lorsque les médecins n'ont plus de solution dans l'état de la médecine à ce moment-là. Dans le cas du Père Champagnat, le miracle s'est produit en la personne du Frère Heriberto Weber en 1976, en Uruguay. Nombreux sont ceux qui préparent l'information et les documents nécessaires à chacune des étapes vers la Canonisation. Le responsable direct est le "postulateur de la cause". Au Vatican, il y a des experts qui étudient et authentifient les faits présentés. Dans ce groupe de personnes il faut inclure des médecins qui exercent leur profession et, selon les cas, rendent ce service sur les sujets de leur compétence. Actuellement les laïcs peuvent être " postulateur ". J'en connais un qui a quitté son travail d'avocat et a choisi de prendre ce service ecclésial. Il me confiait qu'il appréciait beaucoup cette expérience qui l'aidait beaucoup pour sa vie chrétienne et, avec malice, il ajoutait : " Ma femme me dit que je fais les autres "saints" mais que moi, je ne le suis pas ". A quoi servent les saints et les saintes ? Que signifie le fait qu'une personne soit reconnue " sainte " par l'Eglise ? Cela signifie-t-il qu'elle est née sainte et qu'elle a toujours vécu la perfection chrétienne, sans faille ? Quand l'Eglise canonise quelqu'un et le propose comme modèle de vie chrétienne, voici ce qu'elle nous dit : Laissez vous guider... laissez-vous transformer (convertir) par l'amour de Dieu... laissez votre cœur répondre généreusement à cet amour de Dieu. L'amour est plus fort que la mort (et le péché, c'est la mort) ; l'amour triomphera en vous si vous le laissez faire. C'est ce qu'a fait Marcellin Champagnat. Je crois qu'il convient de situer la canonisation dans le déroulement normal d'une vie chrétienne qui se laisse guider par l'Esprit de Dieu. Il s'agit de quelqu'un qui a connu l'expérience de ses propres limites humaines (y compris celles du péché) et qui s'est ouvert avec générosité à la grâce et qui a décidé de laisser l'Esprit-Saint modeler dans sa vie l'image de Jésus. " Revêtez-vous du Christ "... Il a les sentiments mêmes du Christ. (Col.3, 12-16) On a souvent tendance à identifier un " saint " par les miracles qu'il a faits. Mais non, le saint n'est pas un surhomme. Ce n'est pas un extra-terrestre. Un saint, c'est quelqu'un qui fait de sa vie quelque chose que les autres ne font habituellement pas. Bien des gens naissent, grandissent, jouent, mangent et boivent, travaillent, aspirent à beaucoup, aiment, trahissent, regrettent d'être quelconques et continuent à l'être, pensent à eux et ignorent les autres... le souvenir de telles vies est vite oublié. Ces vies n'intéressent que peu de monde parce que ce sont des vies comme " sans vie ". Un Saint ou une Sainte, c'est quelqu'un qui consacre sa vie (et non seulement quelques années) à faire changer des choses importantes. Et pour changer le mal, il n'y pas d'autre technique que de changer sa propre vie et de la mettre au service du Royaume de Dieu. Il est clair qu'il n'est pas possible de gagner sa propre vie sans la donner (Matthieu 17.22-23), sans la donner généreusement et par amour, dans une attitude de conversion. Voilà le cheminement des saints et des saintes. Tous les saints ont leurs limites et il les reconnaissent (voilà un bon signe auquel on reconnaît que l'on vit l'authentique conversion, la purification, la sanctification). Le saint ne dira jamais : "Seigneur, je ne suis pas comme les autres " ( Luc 17.11-13). Il est conscient de sa faiblesse réelle, il n'a pas de fausses humilités. Un jour, on demandait à un vieux moine ce qu'on faisait dans les monastères et il répondit : " Eh bien, nous tombons et nous nous relevons, nous retombons et nous nous relevons ". Le fait d'avoir choisi de vivre sa foi chrétienne de façon cohérente ou bien de vivre notre vocation de Frères consacrés, ne nous met pas à l'abri des difficultés que nous rencontrons pour devenir adultes dans le Christ. Notre croissance vers la maturité exige que nous ayons des crises à traverser. Et dans ces cas nous avons besoin d'un entourage qui nous permette de tomber, de nous relever et d'avancer en titubant vers le Royaume de Dieu. Est-ce que nos communautés ou nos groupes de vie chrétienne sont pour nous des appuis en ce moment ? Personnellement je reçois la canonisation de Marcellin Champagnat comme un don de Dieu et un cadeau de la Bonne Mère pour toute la Famille Mariste. Pour nous, les Frères c'est une grâce qui nous confirme dans notre vocation comme laïcs consacrés qui voulons suivre Jésus sur les traces de Marcellin, en évangélisant les jeunes par l'éducation. Pour les laïcs et surtout pour les jeunes, la canonisation est la justification de l'amour et de l'admiration qu'ils professent à Marcellin et la confirmation que, pour vivre l'évangile, ils ont en Marcellin un modèle à imiter. Comment célébrer la canonisation de Marcellin ? Nous les Frères du Conseil général, nous avons partagé nos attentes quant à la canonisation et le sens qu'a pour nous ce moment concret de la vie de l'Institut, de l'Eglise, nous avons beaucoup pensé aux enfants et aux jeunes, garçons et filles, qui sont au centre de la mission que nous a transmise Marcellin Champagnat. Je vous livre en résumé nos souhaits et nos espérances : a) Nous croyons que la canonisation est un don, une grâce et une occasion de commencer une nouvelle étape dans l'Institut, étape dans laquelle les Frères et " les laïcs qui se sentent maristes ", prennent des engagements dans la ligne du charisme et de la spiritualité de Champagnat. Il s'agit de nous décider à regarder de l'avant pour " renaître ", sans nous arrêter à la joie de voir se réaliser ce que nous avons désiré et demandé pendant tant d'années. b) Nous considérons cet événement comme un temps favorable pour approfondir notre spiritualité comme nous le disent nos Constitutions : " La spiritualité léguée par Marcellin Champagnat est mariale et apostolique. Elle jaillit de l'amour de Dieu, se développe par le don de nous-mêmes aux autres et nous conduit au Père. Ainsi s'harmonisent notre vie apostolique, notre vie de prière et notre vie communautaire. " Const. 7) c) Nous souhaitons vivre la canonisation comme un événement d'Eglise qui nous aide à nous intégrer davantage dans l'Eglise locale et diocésaine. Dans la canonisation, nous pouvons tous nous rencontrer : Frères et laïcs avec qui partageons la mission et la spiritualité, les quatre congrégations maristes, d'autres familles religieuses avec qui nous sommes proches par la mission et par un style de vie consacrée très semblable comme les " Instituts de Frères ". d) Nous aimerions célébrer avec d'autres congrégations et institutions qui, comme nous, attendent la canonisation de leurs " bienheureux ou bienheureuses ". Et ce qui nous y pousse, c'est le désir d'amplifier notre vision de l'Eglise et de partager le même événement avec d'autres familles religieuses. e) Nous nous sentons poussés à nous placer, comme Marcellin et avec lui, devant un monde qui se présente à nous comme " une moisson abondante " et qui attend des moissonneurs. Un monde de jeunes qui attend de rencontrer le " frère ", ami, présent et proche de la réalité, compagnon de route avec qui ils pourront partager leur recherche de Dieu, le " frère " qui aime et qui, comme Marcellin, "chaque fois qu'il rencontre un enfant, un jeune ... a le désir de lui dire combien Dieu l'aime " C'est pour cela que nous aimerions que les enfants et les jeunes, garçons et filles, soient très présents, qu'ils soient acteurs parce qu'ils sont les amis de Marcellin. f) Nous voulons être ouverts à l'Esprit pour nous laisser interpeller par les situations du monde (injustice, pauvreté, marginalisation...). Il s'agit de découvrir et de répondre avec le cœur de Marcellin aux " Montagne " d'aujourd'hui. Nous sommes animés par l'espérance de " relire le charisme mariste, de regarder avec les yeux de Champagnat, de nous approprier son cœur " pour que l'Institut Mariste choisisse catégoriquement les pauvres parce qu'ils ont droit à notre préférence. Frère Benito Arbués, Supérieur Général Document 4 MARCELLIN CHAMPAGNAT Extrait de "Mission éducative mariste", Frères Maristes, Rome, 1998. ______________________________________________________________________ Marcellin Champagnat 1. Marcellin Champagnat est la source de l'éducation mariste. Les temps ont changé, mais sa vision et son esprit ne cessent de nous animer. Dieu l'a choisi pour porter le message d'amour et d'espérance de Jésus aux jeunes de la France de son temps. Dieu nous inspire à faire de même aujourd'hui dans nos pays respectifs. Un homme fidèle à Dieu dans un siècle de crises 2. La France au temps de Marcellin Champagnat (1789-1840) est le théâtre de bouleversements politiques, culturels, économiques, de profondes crises au sein de la société et de l'Eglise. C'est dans ce contexte qu'il grandit, se forme et mûrit son projet de fondation des Petits Frères de Marie, ou Frères Maristes. - Dans sa jeunesse Marlhes (1789-1805) 3. Son village natal1 est une zone de pauvreté culturelle dramatique: la plupart des jeunes et des adultes sont pratiquement illettrés. Cependant, durant l'enfance de Marcellin, Marlhes est traversé par des idées de progrès social et de solidarité issues de la Révolution qui agite la France et l'Europe. Son père joue localement un rôle important dans ce mouvement social. 4. La personnalité de Marcellin est façonnée surtout par trois personnes du cercle familial. Son père, homme intelligent et entreprenant, contribue à sa formation de futur citoyen. Sa mère et sa tante lui servent de modèles et de guides dans l'affermissement de ses premiers pas de croyant, dans l'approfondissement de sa foi, de sa vie de prière et l'éveil de sa dévotion à Marie. 5. La formation intellectuelle du jeune Marcellin s'avère très laborieuse par manque de maîtres compétents. Envoyé à l'école du village, il refuse d'y retourner, après une journée seulement, profondement marqué par la brutalité de l'instituteur envers un autre écolier.i Il décide alors de se consacrer au travail de la ferme familiale. Il est dépourvu d'instruction lorsque, adolescent, il répond généreusement à l'appel de Dieu qui l'invite à devenir prêtre. Ce qui lui manque en instruction élémentaire est compensé par un grand bon sens, une solide piété, une force de caractère, des capacités manuelles, et une inébranlable détermination.ii Lyon (1813-1816) 6. De 1805 à 1813, Marcellin fréquente le petit séminaire de Verrières où sa vocation doit surmonter de nombreuses tentations de facilité ou de découragement. Il entre ensuite au grand séminaire de Lyon pour sa formation spirituelle et théologique. Ses professeurs ont souffert de la Révolution française et de ses conséquences. En ces temps troublés, Lyon, centre marial ancien, devient le foyer d'initiatives apostoliques et missionnaires. 7. C'est dans cette terre mariale que germe l'idée de la Société de Marie et que se dévéloppe ce projet au sein d'un groupe de séminaristes, dont fait partie Marcellin.iii Dès le début, celui-ci exprime sa conviction que la Société de Marie doit comprendre des Frères pour prendre en charge l'éducation chrétienne des enfants des campagnes dont personne ne s'occupe.iv - Dans le labeur de la Fondation La Valla (1816-1825) 8. Après son ordination à la prêtrise, le 22 juillet 1816, Marcellin est nommé vicaire à La Valla. Il constate combien dans cette zone rurale de montagne, la population vit dans l'isolement et dans une très grande pauvreté culturelle.v Dans une société bourgeoise, libérale et égoïste, les hommes politiques se soucient avant tout de former une élite susceptible de fournir les cadres militaires, politiques et économiques de la nation. Même dans l'Eglise, la jeunesse des campagnes isolées n'est pas toujours au coeur des préoccupations apostoliques des membres du clergé. De plus, la fonction d'instituteur est si mal vue et si mal rémunérée qu'elle n'attire que des recrues de second ordre. 9. Fin octobre 1816, Marcellin est appelé au chevet du jeune Jean-Baptiste Montagne qui, à l'âge de 17 ans, va mourir sans avoir entendu parler de Dieu. Dans les yeux de cet adolescent, il perçoit les appels de détresse de milliers d'autres jeunes, victimes comme lui, d'une tragique pauvreté humaine et spirituelle. Cet événement le pousse à l'action.vi 10. Le 2 janvier 1817, Marcellin réunit ses deux premiers disciples. D'autres suivent bientôt. La Valla devient ainsi le berceau des Frères Maristes. Une merveilleuse aventure spirituelle et éducative commence dans la pauvreté, la confiance en Dieu et en Marie. 11. Les premiers Frères sont de jeunes ruraux, pour la plupart âgés de 15 à 18 ans, plus habitués aux durs travaux de la terre qu'à la contemplation, à la réflexion intellectuelle et à l'éducation des enfants: Jean-Marie Granjon (Fr Jean-Marie), Jean-Baptiste Audras (Fr Louis), Jean-Claude Audras (Fr Laurent), Antoine Couturier (Fr Antoine), Barthélémy Badard (Fr Barthélémy) et Gabriel Rivat (Fr François), Jean Baptiste Furet (Fr. Jean-Baptiste). 12. Marcellin communique à ces jeunes gens son enthousiasme éducatif et apostolique; il vit au milieu d'eux comme l'un d'entre eux. Il leur apprend à lire, à écrire et à compter, mais aussi à prier et à vivre l'Evangile dans la vie quotidienne, à devenir des instituteurs, et des religieux éducateurs. 13. Très vite, il les envoie dans les hameaux les plus reculés de la paroisse, pour enseigner aux enfants, et parfois aussi aux adultes, les rudiments des connaissances religieuses et les premières notions de lecture et d'écriture. A La Valla, entre 1817 et 1824, il organise pour ses jeunes Frères, à partir d'une école traditionnelle, un embryon d'Ecole Normale avec classes d'application.vii L'Hermitage (1825-1840) 14. En 1824, la petite communauté a grandi. Marcellin construit dans un vallon proche de la ville de Saint-Chamond une vaste maison de formation, Notre Dame de l'Hermitage. C'est à la fois un monastère et un centre de formation de Frères instituteurs. 15. Au fur et à mesure des possibilités et des exigences légales, Marcellin dispense à ses disciples une formation humaine et spirituelle, à la fois initiale et continue, avec le souci constant du développement de leur savoir et de leurs aptitudes pédagogiques. L'Hermitage devient le creuset de la pédagogie mariste. 16. Progressivement, ce sera aussi le coeur d'un réseau d'écoles primaires de plus en plus nombreuses et de mieux en mieux organisées. Afin de répondre aux appels des zones les plus pauvres, Marcellin et ses frères demandent aux communes un traitement minimum et s'engagent à une vie austère.viii La première édition de la Règle de vie des Petits Frères de Marie (1837) structure en même temps et la vie religieuse communautaire et la vie de travail pédagogique. 17. C'est également de cette source, l'Hermitage, que va jaillir la dimension missionnaire de la Congrégation. En 1836, Marcellin Champagnat envoie les premiers Frères Missionnaires en Océanie avec un groupe de Pères Maristes.ix Il écrit à un évêque qui sollicite des Frères : "Tous les diocèses du monde entrent dans nos vues".x Un Educateur pour notre temps Un homme de projet 18. Dès son jeune âge, Marcellin Champagnat imagine et entreprend. Il envisage avec dynamisme son avenir de terrien. Il est très intéressé par l'élevage et la vente des moutons.xi Dès qu'il entend l'appel de Dieu, il investit cet enthousiasme dans la préparation de sa mission. 19. Connaissant bien ses compatriotes et conscient de leurs difficultés dans un monde en mutation, Marcellin ose imaginer des réalisations qui vont bien au-delà des idées des hommes d'Eglise et des hommes politiques de son temps. Sa détermination et son énergie le conduisent à rassembler des disciples pour fonder une nouvelle famille religieuse, moins de six mois après son ordination. La source de son énergie apostolique réside dans sa confiance inébranlable en Dieu et en Marie. 20. C'est un homme pragmatique et réaliste. Pour fonder l'oeuvre des Frères, il n'hésite pas aussi bien à la Valla qu'à l'Hermitage à se transformer en entrepreneur pour acheter terrains et maisons, pour aménager, construire, organiser et agrandir des bâtiments adaptés à la vie communautaire et à la formation intellectuelle et spirituelle.xii De même, ses innombrables démarches en vue de la dispense de la conscription militaire pour ses jeunes Frères ainsi que de la reconnaissance officielle de sa Congrégation, révèlent sa façon pratique de régler les problèmes. 21. Son succès comme responsable réside dans sa capacité de relation et de communication. Sa personnalité et son projet attirent de jeunes disciples. Il les amème à donner le meilleur d'eux-mêmes. Egalement, par ses lettres aux autorités civiles et ecclésiastiques, par les statuts et prospectus qu'il rédige, il fait connaître et défend le projet qu'il a reçu de Dieu.xiii Educateur des enfants et des jeunes 22. Marcellin Champagnat est un éducateur-né. A Marlhes, pendant ses vacances de séminariste, il attire les enfants et même les adultes qui viennent de loin pour écouter ses leçons de catéchisme.xiv A La Valla, le jeune vicaire transforme la paroisse par son attitude simple et accueillante, par la qualité de son enseignement à travers la catéchèse et les sermons du dimanche faisant le lien entre la foi et la vie.xv 23. Il se montre également éducateur exceptionnel des jeunes adultes, transformant les aspirants souvent incultes en instituteurs et religieux éducateurs. Il vit avec eux, leur donne l'exemple et les aide à grandir humainement et spirituellement. Le secret de son succès d'éducateur réside dans sa simplicité de relations et la confiance qu'il a en ses jeunes disciples. 24. Avec eux, il élabore et approfondit un système de valeurs éducatives qui prend pour modèle Marie, servante de Dieu et éducatrice de Jésus à Nazareth.xvi De plus son esprit créatif le pousse à mettre en pratique et à adapter les méthodes pédagogiques les plus efficaces de son époque.xvii Formateur de jeunes apôtres 25. Marcellin porte un intérêt personnel à chacun de ses jeunes Frères ; il les dirige spirituellement, les encourage à se qualifier et leur confie des responsabilités apostoliques. Il les accompagne et les conseille dans leur mission d'instituteurs, d'éducateurs, de catéchistes au cours de ses nombreuses visites aux écoles.xviii 26. Il développe en eux une spiritualité apostolique fondée sur le sentiment de la présence d'un Dieu aimant et fidèle,xix sur une vie engagée, avec Marie pour Modèle et pour Mère,xx et sur l'esprit fraternel en communauté. Il initie ses Frères à l'amour de Jésus manifesté à la Crèche, à la Croix et à l'Autelxxi: trois réalités qui ne doivent pas rester au niveau de la contemplation personnelle, mais rappeler que l'amour s'exprime dans le concret de la vie. Son dévouement pour les pauvres est un modèle pour toute personne qui se réclame du nom de "Mariste".xxii 27. Marcellin met sur pied un système de formation professionnelle continue en alternance et de type communautaire. Surtout dans les premières années, les vacances sont mises à profit pour le perfectionnement des connaissances et des méthodes pédagogiques de ses Frères, au moyen de conférences, de travaux personnels ou de groupes, et de jurys d'examen.xxiii 28. Pour la formation des responsables, surtout des Frères directeurs d'écoles, une méthode semblable est mise en place. Les thèmes importants concernent l'administration, la comptabilité, la prise de responsabilités, la relation avec les Confrères, le travail en équipe.xxiv Nous continuons son oeuvre éducative 29. Marcellin a oeuvré jusqu'à l'épuisement de ses forces à la fondation d'une famille de religieux éducateurs. Il a fait l'expérience de la Croix à travers les déceptions, les difficultés et les contretemps innombrables, mais sa confiance et son projet sont restés fermes. Quand il meurt, âgé de cinquante et un ans, le 6 juin 1840, sa Congrégation compte 290 Frères enseignant dans 48 écoles primaires. 30. Frère François et les premiers Frères ont poursuivi l'oeuvre de Marcellin avec enthousiasme. Avec le même esprit de foi et de zèle apostolique, leurs successeurs, l'ont étendue aux cinq continents. Comme éducateurs maristes aujourd'hui, nous partageons et poursuivons le projet de Marcellin: changer la vie des jeunes, surtout les jeunes défavorisés, en leur offrant une éducation intégrale, à la fois humaine et spirituelle, fondée sur l'amour personnel pour chacun d'eux. Document 5 LE MIRACLE DE LA CANONISATION Extraits d'une information envoyée à l'Institut des Frères Maristes, 1998. Promulgation du décret sur le miracle du Bienheureux Marcellin Champagnat Le 3 juillet, en présence du Pape, a été promulgué le Décret sur le miracle attribué au Bienheureux Marcellin Champagnat, le seul qui ait été présenté à cette audience pour une canonisation. A cette même audience ont été également promulgués treize Décrets de Béatification, d'héroïcité des vertus et de martyr. A l'audience ont participé les Frères Gabriele Andreucci, Postulateur de la Cause, Seán Sammon, Vicaire général et Henri Vignau, Conseiller général. Quelques informations sur le Frère Heriberto Weber et sa guérison miraculeuse. Le Frère Heriberto (Heinrich Gerhard Weber) est né à Essen, Allemagne, le 19 mars 1908. Après le noviciat et la première profession à Furth (21 novembre 1926) et après quelques années de formation pour l'enseigne-ment, il exerce pendant quelques années comme professeur en Allemagne. Le 30 avril 1937, il doit s'exiler en Uruguay avec un groupe nombreux de Frères allemands en raison des difficultés qui avaient surgi dans le pays. Pendant de nombreuses années, il exercera son activité apostolique en Uruguay, d'abord comme enseignant du primaire, puis comme professeur du secondaire. Il occupera à plusieurs reprises la charge de Directeur et de Supérieur de communauté. En mai 1976, en pleine activité, il est frappé de fortes fièvres et des douleurs intenses dans la colonne vertébrale l'obligeant à garder le lit. Les médecins diagnostiquent une "néoplasie primitive inconnue avec métastases dans les poumons".Il est alors abandonné par les médecins et admis dans un état désespéré au sanatorium. Le 13 juillet, à la demande du Frère Provincial de l'Uruguay, les Frères de la Province et les élèves commencent une neuvaine pour demander la guérison du Frère Heriberto par l'intercession du Bienheureux Marcellin Champagnat. A la fin de la neuvaine, le 26 juin 1976 , le malade ressent une amélioration et les radiographies prises alors révèlent que le mal a disparu. Le Frère Heriberto, les Frères et les élèves d'Uruguay considèrent aussitôt cette guérison comme miraculeuse. Le procès diocésain sur cette guérison présumée miraculeuse est demandé par le Frère Agustin Carazo, alors Procureur général et a eu lieu à Montevideo de mars à mai 1985. Le cas est présenté à la Commission médicale du Vatican pour la Cause des Saints le 1er avril 1993. Les médecins demandent des compléments d'informations pour pouvoir mieux préciser le diagnostic qui restait insuffisant à partir des actes du procès précédent. Le Conseil général charge le Frère Eugenio Magdalena, Conseiller général, de se rendre en Uruguay et dans les régions limitrophes de l'Argentine pour recueillir des informations supplémentaires. Le cas est à nouveau étudié le 25 novembre 1993 et la Commission médicale conclut en disant que, en raison des insuffisances persistantes sur le diagnostic, "elle ne peut affirmer rien d'autre que le caractère exceptionnel du cas." Le 28 février 1995, le Postulateur général de la cause, Frère Gabriele Andreucci, tenant compte du point de vue de deux experts médicaux indépendants, sollicite de la Congrégation pour la Cause des Saints la possibilité d'étudier à nouveau le cas devant la Commission médicale pour un nouvel examen. Le 26 juin 1997, à la lumière des nouvelles informations, la guérison est revue et les médecins ont défini la maladie comme "infection pulmonaire grave, caractérisée par dissémination pulmonaire bilatérale avec insuffisance respiratoire notable, sur un sujet atteint de très graves complications pour son état général". Et, tenant compte que "la guérison a été très rapide, complète et durable", ils ont conclu qu'une telle guérison est scientifiquement inexplicable. Le 20 février 1998 le miracle présumé est étudié par la Commission des théologiens de la Congrégation pour la Cause des Saints et, finalement, le 21 mars 1998, le Frère Benito Arbués, Supérieur général, peut annoncer à tout l'Institut que le résultat du rapport écrit par la Commission des Théologiens "est favorable par six votes positifs et un seul négatif , pour considérer comme miraculeuse la guérison du Frère Heriberto" L'étape suivante pour arriver à la Canonisation tant attendue du Bienheureux Marcellin Champagnat a été la réunion de la Commission des Cardinaux et Evêques qui a eu lieu le 2 juin 1998 et qui a donné un vote favorable sur la guérison miraculeuse du Frère Heriberto. Après la promulgation du 3 juillet 1998, en Consistoire public ordinaire, le Pape demandera prochainement aux cardinaux présents à Rome l'opportunité d'inscrire le Bienheureux Marcellin Champagnat au calendrier des Saints et fixera la date de la Canonisation. Document 6 GÉNÉRALITÉS SUR L'INSTITUT DES FRÈRES MARISTES Publié dans l'Annuaire du Vatican, au 31 décembre 1997. ______________________________________________________________________ NOM DE L'INSTITUT INSTITUTUM FRATRUM MARISTARUM A SCHOLIS F.M.S. FRATELLI MARISTI DELLE SCUOLE F.M.S. PICCOLI FRATELLI DI MARIA P.F.M. MAISON GÉNÉRALICE Piazzale Marcellino Champagnat, 2 Casella Postale 10250 I - 00144 ROMA (EUR) ITALIA Tél. 39 06 545 171 Fax 39 06 545 17217 Diocèse de Rome CONSEIL GÉNÉRAL Fr. Benito Arbués Rubiol, Supérieur Général, né le 1 janvier 1939: élu le 7 octobre 1993 pour huit ans. Fr. Sean Sammon, Vicaire Général. Fr. Jeffrey Crowe Fr. Claudino Falquetto Fr. Marcelino Ganzaraín Gómez Fr. Luis García Sobrado Fr. Pedro Marcos San Esteban Fr. Gaston Robert Fr. Henri Vignau Fr. Yvon Bédard, Économe Général Fr. José Luis Grande, Secrétaire Général 44 PROVINCES : Afrique du Sud, Nigeria/Ghana, Madagascar, Amérique Centrale, Argentine/Uruguay (2) Brésil (6), Chili, Colombie, Équateur, Mexique (2), Pérou, Venezuela, Canada (2), États-Unis (2), Belgique/ Hollande, France (2) Grande-Bretagne, Allemagne, Irlande, Italie, Portugal, Espagne (7), Chine, Philippines, Sri Lanka, Australie (2), Nouvelle-Zélande. 4 DISTRICTS: Liban-Syrie, Rwanda, Suisse, République Démocratique du Congo. Document 7 STATISTIQUES Données publiées dans l'Annuaire du Vatican, au 31 décembre 1997. ______________________________________________________________________ Frères Maristes dans la monde 4942 Frères de voeux temporaires 408 Frères de voeux perpétuels 4534 Novices 54 Postulants 91 Maisons/ Communautés 822 Provinces 44 Frères qui sont morts dans l'Institut depuis sa fondation jusqu'au 31 décembre 1998 9584 Nombre de pays où il y a des Frères 74 Activités * Écoles et Collèges * Facultés d'Université * Écoles Normales * Universités * Écoles Techniques et Écoles Professionnelles. * Écoles d'Agriculture * Jeunes en difficulté : drogués, insertion sociale. * Enfants de la rue * Travail dans des quartiers marginalisés * Travail avec les émigrants * Travail avec les indigènes * Pays de mission * Volontariat, ONG. ... Document 8 PRÉSENCE MARISTE DANS LE MONDE Données publiées dans l'Annuaire du Vatican, au 31 décembre 1997. Pays Maison Frères AFRIQUE Afrique du Sud 5 23 Angola 3 10 Cameroun 4 22 Tchad 1 3 Congo (Zaïre) 8 35 Côte d'Ivoire 3 12 Ghana 3 12 Guinée Équatoriale 1 5 Kenya 3 80 Liberia Madagascar 10 55 Malawi 5 31 Mozambique 5 13 Nigeria 12 66 Rép. Centrafricaine 3 14 Rwanda 5 26 Tanzanie 1 3 Zambia 5 16 Zimbabwe 5 26 TOTAL 82 452 AMÉRIQUE Argentine 28 170 Bolivie 7 21 Brésil 111 535 Canada 24 200 Chili 14 83 Colombie 18 85 Costa Rica 1 5 El Salvador 6 45 Équateur 9 41 Guatemala 10 58 Haïti 5 14 Honduras 2 6 Mexique 59 286 Nicaragua 2 9 Paraguay 7 31 Pérou 11 59 Puerto Rico 3 18 États-Unis 41 247 Uruguay 5 24 Venezuela 13 66 TOTAL 376 2003 ASIA Cambodge 2 Chine continentale 0 8 Corée 3 23 Philippines 11 54 Japon 2 6 Hong-Kong 4 12 Inde 2 9 Liban 3 1 Malaisie 4 11 Pakistan 2 6 Singapour 2 8 Syrie 1 2 Sri Lanka 7 31 TOTAL 41 184 EUROPE Belgique 14 105 France 50 357 Allemagne 4 56 Grèce 2 16 Angleterre 8 46 Irlande 7 26 Italie 11 141 Hollande 3 13 Portugal 7 36 Espagne 115 950 Suisse 5 18 Hongrie 2 7 TOTAL 228 1771 OCÉANIE Australie 50 339 Fidji 6 19 Kiribati 2 10 Nouvelle-Calédonie 2 8 Nouvelle-Zélande 19 92 Papouasie-N.Guinée 4 28 Îles Salomon 3 4 Îles Samoa 4 19 Îles Tonga 2 6 Vanuatu 2 7 TOTAL 94 532 RÉSUMÉ AFRIQUE 82 452 AMÉRIQUE 376 2003 ASIE 41 184 EUROPE 228 1771 OCÉANIE 94 532 TOTAL 821 4942 Document 9 CHOIX DE LETTRES ÉCRITES PAR MARCELLIN CHAMPAGNAT. Choix proposé par le Fr. Aureliano Brambila. . * (PS 001, 23-25, Lettre à GRANJON JEAN MARIE, FRERE, 1823-12-01): Prions le Bon Dieu qu'il nous fasse connaître sa sainte volonté; et disons nous toujours ses serviteurs inutiles. * (PS 001, 44-48, Lettre à GRANJON JEAN MARIE, FRERE, 1823-12-01): Il se présentent aussi beaucoup de novices, mais presque tous pauvre et bien jeunes. Cependant trois ont l'âge de raison, car ils ont passés trente ans. L'un est homme d'affaires, un autre cordonnier et le troisième homme de rien. Mais avec rien le Bon Dieu a fait de grandes choses. * (PS 010, 02-04, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1828-01): Dieu nous a aimés de toute éternité; il nous a choisis et séparés du monde. La Sainte Vierge nous a plantés dans son jardin, elle a soin que rien ne nous manque. * (PS 014, 09-17, Lettre à BARTHELEMY, FRERE, 1830-01-21): Que votre occupation est relevée, qu'elle est sublime! Vous êtes continuellement avec ceux avec qui Jésus-Christ faisait ses délices, puisqu'il défendait expressément à ses disciples d'empêcher les enfants de venir à lui. Et vous, mon cher ami, non seulement vous ne voulez pas leur empêcher, mais vous faites tous vos efforts pour les lui conduire. Ho! Que vous serez bien reçu de ce divin Maître, ce maître libéral qui ne laisse pas un verre d'eau froide sans récompense. * (PS 014, 17-20, Lettre à BARTHELEMY, FRERE, 1830-01-21): Dites á vos enfants que Jésus et Marie les aiment bien tous: ceux qui sont sages, parce qu'ils ressemblent à Jésus-Christ qui est infiniment sage; ceux qui ne sont pas encore sage, parce qu'ils le deviendront. * (PS 014, 20-24, Lettre à BARTHELEMY, FRERE, 1830-01-21): Que la Ste. Vierge les aime aussi, parce qu'elle est la Mère de tous les enfants qui sont dans nos écoles. Dites leur aussi que je les aime bien moi-même, que je ne monte pas une fois au st. autel sans penser à vous et à vos chers enfants. * (PS 016, 06-12, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1830-08-15): Ne vous épouvantez pas, nous avons Marie pour notre défense. Tous nos cheveux sont comptés, il n'en tombera pas un seul sans que Dieu le permette. Persuadons nous bien que nous n'avons pas de plus grand ennemi que nous mêmes. Nous seuls pouvons nous faire du mal, personne d'autre ne peut nous en faire. Dieu a dit au méchant: tu viendra jusque là et tu n'ira pas plus loin. * (PS 017, 16-21, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1830-09-10): Ne craignons rien, mes chers amis, nous avons Dieu pour défenseur; personnes ne peut nous faire du mal si Dieu ne lui le permet Malgré la rage de l'enfer conjuré contre l'Eglise, cette Eglise est fondée sur la pierre, rien ne peut l'ébranler, elle n'est jamais plus belle que lorsqu'elle est persécutée. Abandonnons nous donc à la sage et aimable conduite de la Providence. * (PS 019, 05-08, Lettre à BARTHELEMY, FRERE, 1831-01-03): Vous ne devez pas douter que vous regardant tous comme mes chers enfants en Jésus et Marie par le doux nom de père que vous me donnez, je vous porte tous bien chèrement dans mon coeur. * (PS 019, 21-29, Lettre à BARTHELEMY, FRERE, 1831-01-03): Vous avez en mains le prix du sang de Jésus C(hrist). Vos nombreux enfants vous seront, après Dieu, redevables de leur salut. Leur vie entière sera l'écho de ce que vous leur aurez appris. Efforcez-vous, n'épargnez rien pour former leur jeunes coeurs à la vertu; faites leur bien sentir que sans la vertu, sans la piété, sans la crainte de Dieu, ils ne seront jamais heureux; qu'il n'y a point de paix pour l'impie. Que Dieu seul peut faire leur bonheur, que c'est pour lui seul qu'ils ont été faits. Que du bien, mon cher ami, vous pouvez faire!. * (PS 021, 08-10, Lettre à MONDON JEAN BAPTISTE, MAIRE, 1831-05): Je vous ai prouvé, par le rabais que je vous ai fait, que le désir du bien des enfants de votre commune est le seul but de toutes nos peines. * (PS 023, 07-10, Lettre à LABROSSE PIERRE, ASPIRANT, 1831-08-29): La grande, et je puis dire, l'unique condition qu'il faut pour entrer dans notre maison, avec la santé, c'est une bonne volonté et un sincère désir de plaire à Dieu. Venez avec cette disposition, vous serez reçu à bras ouverts. * (PS 028, 04-06, Lettre à DEVIE ALEXANDRE, EVEQUE, 1833-07): J'ai de plus en plus de l'attrait pour cette oeuvre qui, bien examiné, ne s'écarte pas de mon but, puisqu'elle concerne principalement l'éducation des pauvres. * (PS 029, 02-03, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1833-08-10): Je souhaite que Jésus et Marie soient toujours votre unique trésor. * (PS 030, 40-44, Lettre à CHOLLETON JEAN, VICAIRE GENERAL, 1833-08): Me trouvant seul par l'éloignement de Mr. Courveille et le départ de M. Terraillon, Marie ne nous abandonne pas. Nous payons à mesure nos dettes, d'autres confrères prennent la place des premiers. Je suis seul pour faire les frais de leur entretiens Marie nous aide, cela suffit. * (PS 034A, 16-34, Lettre à LOUIS-PHILIPPE, ROI, 1834-01-28): Elevé au sacerdoce en 1816, avant même de quitter le séminaire de Lyon je pensai sérieusement à créer une société d'instituteurs que je crus devoir consacrer à la Mère de Dieu, persuadé que le nom seul de Marie attirerait beaucoup de candidats; le succès, en peu d'années a surpassé mes espérances. * (PS 042, 02-03, Lettre à CASSIEN, FRERE, 1834): Que Jésus et Marie soient vos guides et conducteurs en tout.. * (PS 055, 78-84, Lettre à COLIN JEAN CLAUDE, SUPÉRIEUR SM, 1835-03-29): 23º Si le postulant demande conseil sur l'Institut qu'il doit embrasser, il faut lui en proposer un autre qui mérite sa confiance plutôt que le notre. Si cependant il montre une prédilection pour la société de Marie, à cause surtout de notre patronne, il faut bien l'accueillir en lui montrant combien il place bien sa confiance en la mettant en la Mère de Dieu. * (PS 056, 07-10, Lettre à DE PINS GASTON, ADMINISTRATEUR AP, 1835): Notre maison s'accroît à vue d'oeil. Tous les jours nous recevons de nouveaux sujets et de nouvelles demandes. Je n'ose refuser ceux qui se présentent, je les considère comme amenés par Marie elle même. * (PS 063, 27-30, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1836-01-19): Nos très chers Frères religieux et enfants de Marie, votre gloire doit être d'imiter et de suivre Jésus-Christ. Que ce divin sauveur vous remplisse de son esprit, que sa sagesse vous dirige dans tout ce que vous ferez pour sa gloire. * (PS 063, 37-41, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1836-01-19): Que l'union et la charité dont parle le disciple bien-aimé règnent toujours entre vous. Que ceux qui doivent obéir s'acquittent de ce devoir avec humilité et que ceux qui commandent le fassent avec une douce charité; par ces moyens la paix et la joie du Saint Esprit seront toujours avec vous. * (PS 063, 46-51, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1836-01-19): Courage donc nos très chers Frères, les peines et les combats de la vie ne durent qu'un moment. Portons souvent nos regards vers le poids immense de gloire qui en sera à jamais la récompense, nous souvenant sans cesse que le juste Juge ne couronnera que celui qui aura vaincu et persévéré jusqu'à la fin. * (PS 066, 11-13, Lettre à MAZELIER FRANÇOIS, SUPÉRIEUR SPTCH, 1836-07-07): Nous avons des deux côtés un même but qui est l'éducation chrétienne des enfants, et les moyens que nous employons pour y parvenir sont les mêmes, à quelques modifications près. * (PS 079, 02-12, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1837-01-01): Charissimi. Mes bien aimés chers Frères: Je ne pourrais au commencement de cette année tenir un langage plus conforme à mes goûts et à mes affections; que j'interroge mon coeur, mes sentiments, la peine que me cause la moindre de vos disgrâces, vos ennuis qui sont les miens, vos revers mes sujets d'affliction, vingt années de sollicitude, tout cela répond que je puis hardiment et sans crainte vous adresser les paroles que le disciple bien-aimé met à la tête de toutes les épîtres: "Mes bien-aimés, aimons nous les uns les autres, parce que la charité vient de Dieu". * (PS 079, 24-26, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1837-01-01): Enfin je prie notre commune Mère de nous obtenir une sainte mort, afin que nous étant entr'aimés sur la terre, nous nous aimions à jamais dans le ciel. * (PS 093, 22-26, Lettre à DE BRUILLARD PHILIBERT, EVEQUE, 1837-02-15): Tous les diocèses du monde entrent dans nos vues. Quand nos Seigneurs les Evêques respectifs voudront nous y appeler, nous nous empresserons de voler à leur aide et de nous y regarder toujours comme leur très humbles et très soumis serviteurs. * (PS 102, 07-10, Lettre à EUTHYME, FRERE, 1837-03-19): Tâchez de bien faire votre méditation, c'est un grand point dans la vie d'un religieux. Je puis vous dire que je réponds de votre salut si vous êtes exact à bien faire votre méditation. * (PS 109, 56-63, Lettre à FONTBONNE JACQUES, MISSIONNAIRE, 1837-05-16): Nous ne pouvons nous défendre des instances réitérées qu'on nous fait de toutes parts pour avoir des Frères. Nous en enverrions avec plaisir en Amérique pour seconder le zèle des bons missionnaires, s'il nous était possible. Nous espérons que la divine Providence nous aplanira les difficultés et nous facilitera les moyens de parvenir jusqu'à vous, lorsque les temps et les moments que la Père a réservés à son souverain pouvoir seront arrivés. * (PS 112, 26-32, Lettre à TROUSSET D'HERICOURT BENIGNE, EVEQUE, 1837-05): C'est de grand coeur que nous ferons tous ce qui sera en notre pouvoir pour seconder les oeuvres de votre zèle et correspondre à la bienveillance dont vous daignez honorer notre Société. Tous les diocèses du monde entrent dans nos vues; nous nous ferons un devoir de voler au secours de Nos Seigneurs les évêques respectifs qui nous feront l'honneur de nous y appeler. * (PS 132, 18-23, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1837-08-12): Elle est bien douce la consolation de vous voir tous réunis, ne faisant qu'un coeur et qu'une âme, ne composant qu'une même famille, ne cherchant tous que la gloire de Dieu et l'intérêt de sa sainte religion, combattant tous sous le même étendard, celui de l'auguste Marie. La retraite, sil est possible, commencera de suite. * (PS 168, 42-46, Lettre à DENIS, FRERE, 1838-01-05): Vous êtes bien convaincu, au moins vous devez l'être, que je vous aime tous bien tendrement. Je veux, je désire ardemment que nous nous aimions les uns les autres comme enfants du même père, qui est Dieu, de la même Mère, qui est la sainte Eglise. * (PS 168, 46-50, Lettre à DENIS, FRERE, 1838-01-05): Enfin n'est-ce pas tout dire en un mot. Marie est notre commune Mère. Pourrait-elle voir d'un oeil indifférent que nous conservions quelque chose dans le coeur contre un de ceux que Marie aime plus que nous, peut-être. * (PS 180, 37-40, Lettre à VEUVE CHAMPAGNAT MARIE, LAIQUE, 1838-03-16): Nous pouvons dire avec vérité que notre bonheur est entre nos mains puisqu'il n'est rien, à le bien prendre, qui ne serve a nous le procurer: les biens, la santé, la pauvreté, les maladies, les chagrins. * (PS 181, 15-21, Lettre à HILARION, FRERE, 1838-03-18): Tous les rapports qui ont été faits concernant notre autorisation sont en faveur, Dieu soit béni. Quelle épine, mon cher ami, serait arrachée. Que nous puissions mettre à l'abri de la conscription nos Frères. Espérons fortement prions sans cesse, que n'obtient pas la prière fervente et persévérante? Disons à Marie que c'est beaucoup mieux son oeuvre que la nôtre. * (PS 194, 51-56, Lettre à POMPALLIER JEAN BAPTISTE, VICAIRE APOST., 1838-05-27): Marie montre bien visiblement sa protection à l'égard de l'Hermitage. O que le saint nom de Marie a de vertu! Que nous sommes heureux de nous en être parés! Il y a longtemps qu'on ne parlerait plus de notre Société sans ce saint nom, sans ce nom miraculeux. Marie, voilà toute la ressource de notre Société. * (PS 194, 68-71, Lettre à POMPALLIER JEAN BAPTISTE, VICAIRE APOST., 1838-05-27): Marie, oui Marie seule est notre prospérité. Sans Marie nous ne sommes rien et avec Marie nous avons tout, parce que Marie a toujours son adorable fils ou entre ses bras ou dans son coeur. * (PS 195, 20-24, Lettre à FRANÇOIS, FRERE, 1838-06-07): Il est toujours bien vrai de dire que nous sommes entre les mains de Jésus et de Marie. Priez les, mes chers Frères, que la sainte volonté de Dieu se fasse, et tâchons de ne vouloir bien que ce que Dieu voudra. Abandonnons le succès entre ses mains; il se mieux que nous ce qu'il nous faut. * (PS 197, 20-23, Lettre à FRANÇOIS, FRERE, 1838-06-23): Ce qui était chez moi soupçon est aujourd'hui certitude. Je suis bien ennuyé, mais non déconcerté; j'ai toujours une grande confiance en Jésus et Marie. Nous obtiendrons notre affaire, je n'en doute pas, seulement le moment m'est inconnu. * (PS 210, 10-14, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1838-08-21): Nous vous verrons avec la plus douce allégresse renouveler dans une même esprit et protester à Marie que vous voulez tous vivre et mourir sous ses auspices, après avoir gardé fidèlement la parole que vous lui avez solennellement donnée. * (PS 238, 09-15, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1839-13-01): Ce que vous désirez, ce n'est pas ce qu'on s'efforce dans cette circonstance d'exprimer par un vain étalage de mots. Ce sont des avantages d'un rang bien supérieur. Dans la Société des Frères de Marie que n'avons nous pas reçu? Sans perdre de vue le passé, voyons si déjà nous n'avons pas reçu le centuple promis. De quels sentiments de reconnaissance ne devons nous donc pas être pénétrés? * (PS 242, 07-11, Lettre à DOMINIQUE, FRERE, 1839-02-14): Je pense vous aller voir sous peu de jours. Je verrai avec vous ce qu'il y aura de mieux à faire. Marie, notre commune mère, ne vous refusera pas son secours si vous lui le demandez avec confiance et persévérance. * (PS 273, 02-09, Lettre à LIBERSAT, LAIQUE, 1839-09-19): Permettez que je vienne encore vous prier de me dire ce que vous auriez appris touchant notre autorisation. Que vous dit M. Delbeque? Quelles démarches me reste-t-il à faire? M. Salvandy avait [dit] à M(onseigneur) de Belley que si nous prenions les statuts d'une société déjà autorisée, la nôtre serait approuvée. S'il en était ainsi, nous ne ferions aucune difficulté pour cela, nous tenons trop à fournir de bons chrétiens et de bons citoyens parmi les habitants des campagnes.. * (PS 301, 02-10, Lettre à MARTIN JOSEPH, CURÉ, 1839-11-21): En passant à Lyon, à mon retour de Neuville, j'ai eu l'avantage de voir M.Cattet, v(icaire) g(énéral), et de conférer avec lui sur votre établissement d'Albigny. Il pense comme moi qu'il n'y a rien de mieux à faire que de le placer à Villevert à la portée des deux communes d'Albigny et de Curis. C'est d'après son avis que je vous engage à unir les ressources de ces deux communes afin que vous puissiez avoir deux frères qui, résidant à Neuville, se rendraient chaque jour, matin et soir, pour faire la classe à Villevert.. * (PS 313, 024-026, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1840-01-10):. Avant tout nous serons de bons catéchistes, mais nous tâcherons de devenir des Instituteurs habiles. * (PS 313, 107-116, Lettre à l'INSTITUT, FRERES, 1840-01-10): N(os) T(rès) C(hers) F(rères), Nous répondons à un besoin de vos coeurs en vous invitant à nous unir tous, aux pieds de Jésus et de Marie, pour demander la conservation de notre bon père Supérieur dont la santé est toujours bien chancelante. Pendant neuf jours, nous réciterons les litanies de la Sainte Vierge et le memorare, nous assisterons à la Sainte Messe et nous ferons nos communions à cette intention. Vous intéresserez vos enfants à cette oeuvre de reconnaissance et de piété. Votre très affectionné frère, FRANÇOIS.. * (PS 323, 07-11, Lettre à PRADIER HENRI, PRETRE, 1840-02-22): Nous avons accueilli avec plaisir la proposition que vous nous faites d'envoyer deux de nos Frères pour diriger un établissement des sourds-muets de votre ville. Elle entre parfaitement dans le plan de notre institution toute dévouée à l'éducation des enfants dans quelque position qu'ils se trouvent.. * (PS 323, 18-21, Lettre à PRADIER HENRI, PRETRE, 1840-02-22): Heureux si, appelés à instruire cette partie du troupeau de Jésus-Christ qui réclame à tant de titres la sollicitude des personnes charitables, nos frères se rendent de plus en plus dignes d'un si saint emploi.. * (PS 339, 02-06, Lettre à HUGONY PIERRE BERNARD, CURÉ, 1840-05-03): Les besoins de votre paroisse sont bien grands, le tableau que vous nous en faites nous pénètre et nous afflige bien vivement, mais, malgré toute la bonne volonté que nous aurions de seconder votre zèle, nous nous trouvons dans l'impossibilité de le faire dans le moment actuel.. * (PS 339, 09-15, Lettre à HUGONY PIERRE BERNARD, CURÉ, 1849-05-03): Bien que le mal ne soit pas peut-être si affreux dans nos contrées, il y a un bon nombre de paroisses où le zèle des pasteurs a bien besoin d'être secondé par l'influence d'une école chrétienne et religieuse pour empêcher la contagion de devenir presque générale.. * (PS 339, 16-23, Lettre à HUGONY PIERRE BERNARD, CURÉ, 1840-05-03): D'ailleurs, Monsieur le Curé, pour qu'un établissement aussi éloigné de la maison principale et, par la même, sujet à d'aussi grandes dépenses, pût réussir, il faudrait des fonds que votre lettre ne semble pas nous annoncer. Daigne le bon Dieu ouvrir à votre zèle des ressources pour l'accomplissement d'une oeuvre si importante et si nécessaire, et nous fournir à nous mêmes le moyen de seconder vos pieux projets!. Document 10 PROCESSUS DE LA CAUSE DE CANONISATION DE MARCELLIN CHAMPAGNAT. "Compendium Vitae, virtutum ac Miraculorum necnon actorum in Causa Canonizationis Beati Marcellini Iosephi Benedicti Champagnat. Rome, 1998 ______________________________________________________________________ 21.07.1888 Procès Ordinaire dans le Diocèse de Lyon. 22.12.1891 31.01.1892 Procès sur les écrits. 02.04.1894 20.11.1894 Procès sur le non-culte. 11.05.1895 12.12.1895 Approbation des écrits. 03.07.1897 Approbation de la validité du Procès de non- culte. 25.05.1896 Décret pour l'Introduction de la Cause. 07.04.1897 Procès Apostolique sur la renommée de sainteté. 24.07.1899 01.12.1900 Décret d'Approbation du Procès Apostolique sur la renommée de sainteté. 07.04.1897 Procès Apostolique sur les Vertus. 11.01.1902 12.12.1903 Décret d'Approbation du Procès Apostolique sur les Vertus. Présentation de la "Positio super Virtutibus". 03.05.1910 Congrégation antépréparatoire. 12.03.1912 Congrégation préparatoire. 22.06.1920 Congrégation générale. 11.07.1920 Publication du Décret sur l'Héroïcité des Vertus, par le pape Benoît XV. 10.1939 Guérison de Mme. Georgina Grondin, d'une tumeur maligne, à Waterville, Maine (USA). 12.11.1941 Guérison de M. Jean Ranaivo, d'une méningite cérébro-spinale, à Antsirabé (Madagascar). 03.05.1955 Décret de Reconnaissance de guérisons miraculeuses dans le cas de Mme. Georgina Grondin et de M. Jean Ranaivo. 29.05.1955 Le pape Pie XII proclame Bienheureux Marcellin Champagnat, dans la Basilique de Saint-Pierre. 21.06.1957 La Sacrée Congrégation des Rites accorde le "Decretum reassumptionis causae". 07.1976 Guérison du Frère Heriberto Weber Nellessen, survenue à Montevideo (Uruguay). 26.06.1997 Les médecins et experts, membres de la Commission de Consultation, considèrent que la maladie du Frère Heriberto était "une affection pulmonaire caractérisée par une dissémination nodulaire bilatérale ayant une nette insuffisance respiratoire chez le malade et présentant de graves répercussions sur son état général". Ils reconnaissent également que la guérison a été "très rapide, complète, durable et inexplicable". 20.02.1989 Les Théologiens Consulteurs réunis en Congrès spécial reconnaissent la préternaturalité de la guérison et l'attribuent à l'intercession du Bienheureux Marcellin Champagnat. 02.06.1989 La Congrégation Ordinaire des Cardinaux et des Évêques conclut à l'unanimité qu'il s'agit d'un authentique miracle. 03.07.1998 Le pape Jean-Paul II promulgue le Décret sur le miracle. 09.01.1999 Le pape Jean-Paul II convoque le Consistoire Ordinaire, au Palais du Vatican pour le vote sur quelques causes de Canonisation : celles de Marcellin Joseph Benoît Champagnat, de Giovanni Calabria et d'Agostina Livia Pietrantoni, et annonce la date du 18 avril 1999 pour la canonisation des trois Bienheureux. 18.04.1999 Date réservée par le pape Jean-Paul II pour la canonisation de Marcellin Champagnat, de Giovanni Calabria et d'Agostina Livia Pietrantoni. Document 11 CHRONOLOGIE COMPARÉE DE LA VIE DE MARCELLIN CHAMPAGNAT. Tirée de "El Educador Marista", vol.I, 1983. ______________________________________________________________________ Société, Culture, Politique Marcellin Champagnat 1789: 5 mai : Réunion des États- Généraux en France 1789: 20 mai Naissance de Marcellin Champagnat. 1792: Suppression des congrégations religieuses, parmi lesquelles celle des Frères des Écoles Chrétiennes de la La Salle. 1793: 21 janvier. Exécution de Louis XVI 1795: Adoption du système métrique en France. 1799: Le pape Pie VI, prisonnier du Directoire , est enterré civilement à Valence. Coup d'État de Bonaparte qui met fin à la Révolution. 1799: Cette année Marcellin va à l'école pour la première fois. Élève médiocre. 1800: Joseph-Marie Jacquard invente une nouvelle machine à tisser. 1800: Jean-Baptiste Champagnat est élu membre du Conseil Municipal, après en avoir été le président. 1804: Promulgation du Code Civil. 1804: Éveil de la vocation sacerdotale de Marcellin Champagnat 1805: Bataille d'Austerlitz. 1805: Marcellin entre au séminaire de Verrières.. 1811. Expulsion des Sulpiciens du Grand Séminaire de Lyon par un décret impérial. 1813: Le pape Pie VII est fait prisonnier par Napoléon, à Fontainebleau. 1813: Marcellin Champagnat entre au Grand Séminaire de Lyon. 1814: Première abdication de Napoléon et Restauration des Bourbons. 1814: Fête de l'Épiphanie: Marcellin reçoit la tonsure, les Ordres mineurs et le sous-diaconat. 1815: Désastre de Waterloo. Seconde abdication. 1815: le 23 juin, Marcellin Champagnat est ordonné diacre par l'évêque de Grenoble, en même temps que Jean-Claude Colin et saint Jean-Marie Vianney. 1816: La première locomotive est construite par Stephenson, à Newcastle, en Angleterre. 1816: Marcellin Champagnat est ordonné prêtre le 22 juillet. Le lendemain douze séminaristes montent à Notre-Dame de Fourvière et font la promesse de fonder la Société de Marie. 1817: le 2 janvier, Marcellin Champagnat installe les deux premiers postulants maristes dans une maison de La Valla-en-Gier. 1818: Fondation de l'école de Marlhes. 1821: Napoléon meurt à Sainte-Hélène. 1821: Après Pâques, rencontre avec le Vicaire Général, lequel lui reproche la fondation d'une congrégation consacrée à l'enseignement. Accusations et plaintes de la part de l'Université. 1823: Le "Souvenez-vous" dans les neiges. Il trouve refuge chez les Donnet. 1824: Beethoven écrit la 9ème Symphonie. Mort de Louis XVIII. Charles X monte sur le trône. 1824: Le 13 mai, bénédiction de la première pierre de Notre-Dame de l'Hermitage. 1825: Les Frères s'installent à l'Hermitage. Marcellin Champagnat, épuisé par les visites aux écoles, tombe gravement malade. 1828: Pendant les vacances, Marcellin change la méthode de lecture. 1829: Louis Braille met au point son système d'écriture pour les aveugles. 1830: Révolution de Juillet à Paris. Les "Trois Glorieuses". Charles X est destitué. Louis-Philippe lui succède. 1831: La révolte des canuts de Lyon. 1831: le 18 avril : Décret Royal fixant les conditions d'enseignement pour les religieux. 1832: Le 16 octobre, entrée chez les Frères, de Pierre Alexis Labrosse qui deviendra le deuxième Supérieur Général de l'Institut. 1833: Balzac publie "Eugénie Grandet". 1833: À cette date, Marcellin Champagnat a déjà quatre-vingt-deux Frères qui, dans dix-neuf écoles enseignent deux mille élèves. Vingt-deux postulants reçoivent l'habit religieux. 1836: Reconnaissance et Approbation officielle des Pères Maristes par le Saint-Siège. Le Père Colin en est le Supérieur Général. Marcellin Champagnat est nommé Supérieur de l'Institut des Frères. Le 24 décembre, les premiers missionnaires partent pour l'Océanie. 1836: Le Frère François Rivat est élu successeur de Marcellin Champagnat 1840: Début de l'éclairage au gaz de la ville de Paris. 1840: Le 6 juin, Marcellin Champagnat meurt à Notre-Dame de l'Hermitage. Depuis le 2 janvier 1817, le Fondateur avait eu 421 Frères, profès ou novices, dont 92 avaient quitté l'Institut et 49 étaient morts dans la congrégation. À sa mort, il y avait donc 280 Frères. On avait fondé 53 Établissements, dont 5 durent être fermés. Il en restait donc 48. Cent quatre-vingt Frères donnaient une éducation chrétienne à quelque sept mille élèves. Document 12 LOGOTYPE ET DEVISE DE LA CANONISATION Approuvé à Rome par les membres de la Commission de la Canonisation. Quelques réflexions de l'équipe. Un cœur sans frontières Un corazón sin fronteras A heart that knows no bounds Un coração sem fronteiras Un cuore senza frontiere Logo Dans la lettre du 12.10.98, nous avons sollicité votre contribution pour l'élaboration d'un logo qui puisse nous accompagner dans notre chemin de préparation à la Canonisation. Parmi ceux qui nous sont parvenus, nous avons choisi celui de Josep Surroca, enseignant dans notre école de Badalona (Barcelone). Josep nous a aussi fait part des trois éléments qui l'ont orienté dans l'élaboration du logo. 1. M = Marie, Marcellin, Mariste 2. Monde = la mission Mariste ne connaît pas de limites. 3. Cercle = avec la canonisation (auréole, signe de sainteté) l'Eglise propose Marcellin comme modèle de vie pour tous les chrétiens. Nous vous faisons part aussi de quelques réflexions qui se sont dégagées d'un débat. Elles peuvent vous aider pour une meilleure compréhension et explication du logo. * Marcellin, Marie, Maristes, Mission * Marie te demande de continuer la mission de Marcellin dans le monde. * Avec Marcellin, en Mission dans le monde. * Vivre comme Marcellin signifie avoir le monde entier pour champ d'engagement. * Tous les diocèses du monde entrent dans nos vues. * Marcellin : un chemin évangélique pour construire le monde. * Marcellin : un amour capable d'embrasser le monde entier. * Marcellin : la semence de l'Evangile répandue dans le monde entier. * Comme Marie et avec Marcellin, nous portons la joie au monde. * Maristes : semeurs d'évangile comme Marie et Marcellin. * Mission : porter au monde la tendresse du Père. * Mariste : un cœur qui bat pour la vie du monde. * Mariste : Marcellin modèle. * Mariste : le monde comme terrain de Mission. * Chaque fois que je vois un petit enfant, j'éprouve le besoin de lui dire combien Dieu l'aime. * Marcellin : un regard marial pour s'engager dans le monde. * Porter l'évangile au monde = mission mariste. * 27 ans : un rêve aux dimensions du monde. * Pourquoi ne pas rêver à quelque chose de grand ? * A quoi sert un rêve s'il n'est pas plus grand que le monde ? * .Marcellin : un cœur qui s'ouvre au monde. * Un projet qui envisage le monde. Le Centre du M a aussi un V, ce qui dans certaines langues suggère l'idée de Vie, de Vocation et d'Evangile. Nous vous avons fait part de notre interprétation avec simplicité et dans un seul but, celui de vous fournir des éléments d'interprétation, en sachant bien que chacun d'entre vous en trouvera beaucoup d'autres, sans doute plus près de leur propre culture et de leur propre sensibilité. Slogan Le Slogan est naturellement en lien avec le Logo et en donne la clef d'interprétation. Nous avons choisi : Un cœur sans frontières. A notre avis, l'interprétation du Slogan peut être la suivante : Marcellin est un homme enraciné dans son temps, avec les pieds bien par terre, il se rend compte de la réalité, mais ne la subit pas. Le cri de souffrance du monde devient pour lui appel et réponse aux signes des temps. Il les affronte en cherchant à leur donner des solutions adaptées qui le projettent chaque fois dans le futur de Dieu ( de pasteur des brebis à pasteur des frères ; du Rosey à tous les diocèses du monde ; de Montagne aux orphelins, au projet d'écoles professionnelles ; de l'école de La Valla aux missions en Océanie...) A chaque initiative, le Père Champagnat rompt avec les schémas admis, dépasse les frontières, ouvre des horizons... Nous aussi, nous sommes aujourd'hui appelés à rompre les barrières (non seulement celles des frontières géographiques, mais aussi celles de l'immobilisme, de l'ignorance, de l'égoïsme, du racisme...) pour être des témoins enthousiastes de la Bonne Nouvelle, pour vivre en solidarité et risquer les changements nécessaires pour atteindre cet objectif. La Refondation n'exige-t-elle pas peut-être tout cela ? Etre des " Champagnat " aujourd'hui, cela ne signifie-t-il pas peut-être qu'il faut donner des réponses à ces problèmes d'aujourd'hui, sans nous enfermer dans notre coquille ? Cela n'invite-t-il pas chacun d'entre nous à se mettre au service de ceux qui sont dans le besoin, comme Marie, notre modèle qui, en toute hâte, va au secours de sa cousine Elisabeth et reste avec elle tout le temps nécessaire ? Un cœur sans frontières nous suggère cette idée et nous remet en mémoire les appels que le XIX° Chapitre général nous a adressés. Poètes ? Utopistes ? Nous avons besoin aussi d'un peu d'utopie pour " avancer sans trop tarder " et pour ne pas mourir... de simple bon sens ! Comme nous vous l'avions annoncé, le logo et le slogan peuvent être utilisés par toutes les Unités Administratives car les droits d'auteur sont propriété de l'Institut. 1 Commune située dans les monts du Forez, à 35 km au sud de l'Hermitage, dans la région de Saint Etienne France. 1. Disciples de Marcellin Champagnat i Vie de Joseph-Benoît Marcellin Champagnat, Frères Maristes, Rome, (1989) chapitre I, pp. 5-6. (Le texte originel a été écrit par F. Jean Baptiste Furet en 1856.) ii ibid, II, pp. 10, 12-13 iii ibid, III, pp. 29 - 31 iv Lettres de Marcellin J.B. Champagnat, Frères Maristes, Rome, 1985, 159. (Rédigées par F. Paul Sester) v Cf. Lettres, Introduction, pp. 3-16 vi Vie, VI, pp. 61 - 62 vii ibid, VII, pp. 74-75 viii Lettres, 113, 171, 173, 319, Prospectus 1824 A; mais aussi, Lettres, 8, 9, 35, 39 ix Vie, XIX, pp. 208-209 x Lettres, 112 xi Vie, I, pp. 7-8 xii ibid, X, p. 105; XII, pp. 125-128; Lettres, 109 xiii ibid, pp. 177 - 178 xiv ibid, III, p. 25 xv ibid, IV, pp. 47-48 xvi Cf. chapitre 5, "Dans un style mariste spécifique" xvii Introduction au Guide des Ecoles (1853) par le Fr. François; cf. Vie, XVI, pp. 167-168; Fr. A. Balko, "Marcellin Champagnat, éducateur", Cahiers Maristes, Frères Maristes, Rome, No. 1, 1990, pp. 35-46 xviii Lettres, 19, 24 xix Vie, V, pp. 323-324, 325, 328 xx ibid, VII, pp. 347-348; XII, 129-130; Fr. J. Roche, "Marie, notre Bonne Mère", Cahiers Maristes, No. 2, 1991 xxi Avis, Leçons, Sentences (ALS), (1927),VI, pp. 64-65. (Le texte originel a été écrit par F. Jean Baptiste Furet en 1868.) xxii Vie, XXI, p. 522 xxiii Annales du F. Avit, Frères Maristes, Rome, 1993, p.96; Fr. M. Bergeret, "`La tradition pédagogique mariste", Cahiers Maristes, No. 4, 1993, p. 79 xxiv Vie, XVII, pp. 462-463; Bergeret, Cahiers Maristes, No. 4, 1993, pp. 75-76 2. Frères et Laïcs, ensemble en mission, dans l'Eglise et dans le monde 1